Into the fire

Cette fois tout vient d’une chanson: Thirteen senses avec Into the fire.

Donne moi ta main. Donne moi ta main et envole toi. Viens avec moi. Ce n’est pas ta vie ça, ce n’est pas ce que tu voulais. Toute cette fatigue, ces cris, ces pleurs, ces maux. As-tu déjà rêvé de souffrir, c’était vraiment ton but ? Alors envole toi, lâche tout, crie hurle. Pars. Enfuis toi. Met tes mains autour de ma taille, accroche-toi, serre-moi fort et laisse toi porter, laisse toi bercer. Oui, après il faudra redescendre, il faudra revenir, se quitter de nouveau, mais pour l’instant cela n’a pas d’importance. Non, n’y pense pas, ne laisse pas la tristesse envahir ton corps et les larmes noyer tes yeux. Pense à moi, pense à nous. Reste avec moi. A jamais.

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Froid

Parfois une image peut provoquer une vague d’émotions…

Elle se mord les lèvres. Autrefois pulpeuses, brillantes, désirables, ce ne sont plus que deux bouts de peau gercées, deux plaies ouvertes. Ses grands yeux bleus se lèvent vers le ciel. D’ailleurs ils en ont la couleur, de ce plafond sans fin, sans nuages pour conserver un peu de chaleur. Le soleil est presque blanc, comme s’il était lui aussi recouvert par la neige, par le froid. Ses pauvres petits rayons ne chauffent rien, ils éclairent juste la vaste plaine déserte. Pas âme qui vive. Personne. Ou bien ils sont morts.
Elle se retourne vers son compagnon, épuisée:
« Ne devrait-il pas y avoir un village ?
-Si… »
Mais il n’y a rien. Juste une blancheur infinie, désespérante…
Les mains glacées de la jeune femme, enserrées dans des gants de fourrures percés, serrent un peu plus les rênes. Ses jambes, gelées elles aussi, se contractent contre le flanc de sa monture.
« Ils faut avancer quand même mon Amour » annonce l’homme qui se rapproche d’elle, et pose délicatement une main sur les siennes.
Les deux chevaux partent au pas, exténués.