Premiers pas

Une très très belle musique… (Merci Caladis)

Mes paupières se lèvent, avec douceur, et mes yeux découvrent la lumière du soleil. En face de moi la mer est calme. L’eau ondule, claire et fraîche. Je me frotte le visage : j’ai l’impression d’avoir dormi longtemps. Mes jambes engourdies s’éveillent et semblent vouloir bouger. Une main de chaque côté du corps, appuyée sur les galets du rivage, je me soulève péniblement. Je suis debout. Je titube. Un peu comme quand font les grands quand ils ont trop bu.

Maintenant je tiens debout. Je suis encore un peu maladroit, je commence juste à vivre. De l’autre côté des vaguelettes, une gigantesque montagne trône, imposante, reine. Je tends la main pour la toucher, l’attraper, lui parler… Je pense très fort à ce que je veux lui dire…

Est ce que je peux te rejoindre, aller avec toi ?

Mon corps se soulève, mes talons se décollent du sol et je me tire vers le ciel. Avec lenteur, mes pointes de pieds elles aussi quittent la terre. Elle m’a entendue.. A chaque battement de mon coeur, à chacune de mes respirations, à chaque coup sur le tambour je m’hisse un peu plus.. Je vole la rejoindre…

Into the fire

Cette fois tout vient d’une chanson: Thirteen senses avec Into the fire.

Donne moi ta main. Donne moi ta main et envole toi. Viens avec moi. Ce n’est pas ta vie ça, ce n’est pas ce que tu voulais. Toute cette fatigue, ces cris, ces pleurs, ces maux. As-tu déjà rêvé de souffrir, c’était vraiment ton but ? Alors envole toi, lâche tout, crie hurle. Pars. Enfuis toi. Met tes mains autour de ma taille, accroche-toi, serre-moi fort et laisse toi porter, laisse toi bercer. Oui, après il faudra redescendre, il faudra revenir, se quitter de nouveau, mais pour l’instant cela n’a pas d’importance. Non, n’y pense pas, ne laisse pas la tristesse envahir ton corps et les larmes noyer tes yeux. Pense à moi, pense à nous. Reste avec moi. A jamais.