Poésie en liberté : remise des prix 2013

Le 22 Novembre dernier se tenait à Paris, dans la salle des fêtes de la mairie du 4ème, la remise des prix du concours Poésie en Liberté. 

En tant que publiée dans le recueil, j’ai été invitée à la cérémonie : j’habite dans la banlieue parisienne, il eut été dommage de se priver d’une telle occasion ! La cérémonie débutait à 19h30, mais avec mon papa nous dûmes arriver une demie-heure avant : ce fut donc aux alentours de sept heures du soir que nous parvînmes à la mairie (deux verbes au passé simple dans une seule phrase : je vous fais travailler votre conjugaison aujourd’hui !). La salle des fêtes du 4ème est très jolie, ornée de peintures que j’aurais du mal à dater, très lumineuse et d’une taille vraiment adaptée à ce genre d’événement : nous n’étions ni perdus, ni à l’étroit. Mais il y avait du monde !

Photographies du site Poésie en Liberté

Au début, nous ne savions pas vraiment où nous installer : la salle était presque vide et, il faut l’avouer, j’étais un peu perdue et stressée, je ne me sentais pas vraiment à ma place. Il faut savoir que je suis publiée, et non lauréate ; sur 5000 textes du monde entier, moins d’une centaine ont été publiés, et parmi ceux-là un peu plus de la moitié ont reçu un prix, selon leurs catégories. Il faut savoir qu’il existe  plus d’une dizaine de catégories, récompensant à chaque fois plus d’un poème. Par exemple, le Prix des Lycées français récompense trois élèves de Seconde, trois élèves de Première et trois élèves de Terminale. Le nombre de prix s’élève à 65, pour trois places dans ma catégorie (Lycée général, classe de Première). Je n’ai donc pas fait partie des trois premiers, mais de l’anthologie, rejoignant ainsi une petite trentaine d’autres publiés qui n’avaient pas trouver à se caser dans le classement final. D’où ce problème de légitimité : nous n’étions que deux publiés présents, les autres habitaient trop loin pour se déplacer uniquement pour la soirée, et seuls les premiers prix avaient eu leur voyage payé par les organisateurs du concours. Autour de moi on parlait de prix, de classements, de journée à Paris ; alors, je me suis assise du côté des lauréats et j’ai attendu le début de la cérémonie.

A droite de la photo, les lauréats, à gauche, les officiels, au fond, les familles, amis, visiteurs…

Photographies du site Poésie en Liberté

La remise des prix a duré trois heures : les discours des partenaires du concours alternaient avec la proclamation des différents prix, les lectures des poèmes des lauréats avec des poèmes et des chansons d’artistes. C’était la première fois que j’assistais à une telle cérémonie, ce fut l’occasion pour moi de découvrir que certaines personnes maîtrisaient plus ou moins bien l’art de faire des discours pour ne pas dire tant de choses que ça, d’assister pour la première fois à des lectures de poèmes, que ce soit par le poète lui-même ou par des acteurs ; ce fût, sans conteste, une belle soirée.

Photographies du site Poésie en Liberté

Parmi les artistes : deux m’ont particulièrement touchée. Le premier à passer fut Kim Léou, un jeune homme qui a jonglé avec les mots et leurs sens, leurs sonorités ; ses rimes faisaient sourire et on se perdait dans la musique de l’instrument et de sa voix. Ce fut un très beau moment, j’en fis part à mon voisin de droite, qui me répondit, mi-blasé mi-amusé : « C’est du Kim« .
Je ne lui ai pas trouvé de site ou de page, si jamais vous lui en connaissez une, n’hésitez pas à le signaler que je puisse l’ajouter.

Photographies du site Poésie en Liberté

Un peu plus tard dans la soirée, ce fut au tour de Margaux Guilleton et de Hugo Vellenne de se produire devant nous accompagnés de quelques chansons. Un joli moment, un peu coupé du monde et du bruit extérieur, on avait l’impression d’être seuls avec eux, eux qui respiraient l’amour. Si jamais vous avez l’occasion de les croiser, s’ils chantent ailleurs et que vous êtes dans les parages : allez-y sans hésitation !

Nous voici tous sur la page d’accueil du site de Poésie en Liberté !

Cette soirée fut pleine de poésie, même si dans certains discours on sentait la nécessité de parler pour affirmer une présence, plutôt que pour appuyer la richesse d’un tel moment ; mais ils ne prirent qu’une partie infime de ces trois heures.

Grâce à la cérémonie, j’ai pu faire de belles rencontres et j’espère bien rester en contact avec ces personnes rencontrées, afin de ne jamais cesser de voir la beauté du monde, et toute la poésie qu’il contient !

Photographies du site

Photographies du site Poésie en Liberté

Poésie en liberté est un concours via internet. Tout jeune en formation de 15 à 25 ans, quel que soit son pays ou son parcours, peut y participer gratuitement.

Aujourd’hui le numérique est courant, voire banal. Le livre qui hier encore était totalement hégémonique devient furtif ! Poésie en liberté aurait pu en rester au numérique, publication des poèmes primés incluse.

Le pari n’est pas celui du « tout numérique » : il est aussi celui du grand avenir que le livre papier conservera. Chaque année, Poésie en liberté éditeun recueil qui contient les poèmes des lauréats et une cinquantaine d’autres poèmes retenus par le Jury selon un classement méthodique.

Poésie en liberté recherche le partenariat d’éditeurs de poésie et incite à rencontrer les poètes d’aujourd’hui et de jadis par le livre. Le livre est en lui-même une oeuvre d’art !

Je tenais également à remercier Yen Kuan pour toute l’organisation relative au concours : merci de m’avoir conviée à cette belle soirée !

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Préparation

Petite description sortie de mon projet de roman

          Son étoffe brillante resplendissait dans la lumière du soleil déclinant. L’encolure, découvrant une partie de ses épaules, était bordée d’un ruban noir, profond comme la nuit. Les manches s’élargissaient au niveau des coudes et tombaient ensuite en cascades de tissu. Serrée à la taille par un autre ruban sombre, la partie basse du vêtement se fendait sur un lainage beige. Une quinzaine de centimètres de d’étoffe glissait derrière la jeune femme lors de ses déplacements, ce qui lui avait valu plusieurs fois des chutes mémorables. Après s’être séché les cheveux, elle s’avança vers un large miroir, encastré dans un des murs de la pièce. Elle brossa minutieusement sa longue chevelure d’ébène, et y posa un diadème qui l’enserrait pour la maintenir droite et fière. Il était d’or et serti de quelques joyaux : cadeau d’un jeune prince pour son seizième anniversaire. Pour finir, elle poudra légèrement ses yeux de noir et se recula de quelques pas pour contempler le résultat final. Oui, cela irait.