Un peu de vous

Il y a un peu moins de deux mois, j’ai posté un texte : Un peu de moi. C’était un texte comme tant d’autres, comme j’en ai déjà écrit, comme j’en écrirai encore. Sauf que, celui-ci parlait un peu plus de moi que beaucoup d’autres. Certes, chaque texte que j’écris est au moins en partie inspiré d’une expérience vécue ou approchée, mais celui-là était bien plus qu’une expérience. C’était un morceau de vie que je vous livrais, sans trop d’espoirs ou d’attentes particulières.

Dix minutes après sa parution, ce fut le raz-de marée. Le texte fut partagé des dizaines de fois, lu par un millier de personnes différentes, j’ai reçu plus d’une vingtaine de mails, presque autant de commentaires, des messages de soutien des quatre coins de l’internet ! J’ai assisté à ce déluge sans trop comprendre ce qui m’arrivait, ce qui se passait, je suis restée distante quelques jours avant de me mettre à réagir. Je viens de terminer toutes les réponses, de relire vos messages incroyables, ces mots presque magiques qui soignent plus que n’importe quels médicaments.

Merci. Du plus profond de mon cœur, merci. Vous avez partagé ce message, vous y avez réagi de manière incroyable. Vous avez compris ce que j’ai voulu faire passer, un appel, un cri pour la vie et ce qu’elle peut apporter de douloureux comme de merveilleux. Ce qu’elle peut amener de beau.

Ce blog restera un blog dédié à l’écriture, plus ou moins personnel selon les textes, mais un blog de mots tout comme avant. Je voulais juste prendre le temps d’un article pour vous remercier.

J’ai vu grâce à ce texte que les mots pouvaient être incroyablement puissants, je continuerai de m’en servir pour essayer de faire changer les choses, petit à petit, rendre le monde un peu plus beau, un peu plus juste si je le peux. Merci de faire partie de cette aventure.

Si vous voulez aider les personnes atteintes du SED, vous pouvez signer cette pétition.
Pour en savoir plus sur le SED, vous pouvez consulter le site du Pr Hamonet.

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Un peu de moi

Certains jours, certains soirs, je me plains. J’ai mal. J’ai mal tout le temps, certains moments plus que d’autres, plus profondément. Cette douleur me pourrit la vie, me donne parfois envie de la quitter, la vie. Tu sais, de lui dire : « Écoute, la vie, on a été bonnes copines toi et moi, on a passé de bons moments ensemble mais là ce n’est plus possible. Je ne tiens plus. » Et de partir doucement, dans un sourire. De ne pas faire au revoir de la main comme ceux qui reviendront, mais de m’en aller pour de bon.
En fait, j’ai une maladie. Enfin, ils appellent ça un syndrome, ça me donne l’air moins malade : du moins c’est l’effet que ça me fait. Dites, qu’est-ce que c’est la différence entre une maladie et un syndrome ? C’est plus gentil, un syndrome ?

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