Poétique, imagé

En écriture, l’autre soir, on devait choisir deux mots pour décrire le style d’un auteur que l’on appréciait puis en faire un texte. Ou quelque chose comme cela. Je m’excuse d’avance de la taille de celui-ci, je n’étais pas du tout en forme.

L’enfant ferme les yeux.

Le vieil arbre au fond du jardin est un escalier vers le ciel sombre et ses étoiles, pièces d’argent égarées dans le ciel par un rêveur distrait. Il tend la main, déplie ses minuscules doigts et caresse la voie lactée, se perd dans le velours de la nuit. Il attrape une lumière et la libère aussitôt, doucement brûlé par sa blancheur. Alors il plonge entre les constellations, s’endort.

Un nuage passe devant la Lune.

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Défi#3 Flo

La toile de l’espace, affichant une fausse impression d’immobilité, s’étendait, là, saupoudrée de points lumineux. Son regard se noyait dans cette immensité avec avidité.

L’herbe était douce, sous son corps allongé. Ses bras détendus flottaient autour de lui, plongés dans l’humidité de la nuit. Le vent murmurait l’histoire de l’univers à son oreille : il écoutait, un sourire discret attaché aux lèvres. Les étoiles, tâches de peinture dans l’océan céleste, scintillaient de plus en plus : elles semblaient se rapprocher. Ou alors c’était lui qui se faisait attirer. Il se faisait happer par ce lac sombre, ses milles perles et rivières de diamants. Un moment il crut y distinguer un visage.
De là haut, il était sûr, elle le regardait.

Premiers pas

Une très très belle musique… (Merci Caladis)

Mes paupières se lèvent, avec douceur, et mes yeux découvrent la lumière du soleil. En face de moi la mer est calme. L’eau ondule, claire et fraîche. Je me frotte le visage : j’ai l’impression d’avoir dormi longtemps. Mes jambes engourdies s’éveillent et semblent vouloir bouger. Une main de chaque côté du corps, appuyée sur les galets du rivage, je me soulève péniblement. Je suis debout. Je titube. Un peu comme quand font les grands quand ils ont trop bu.

Maintenant je tiens debout. Je suis encore un peu maladroit, je commence juste à vivre. De l’autre côté des vaguelettes, une gigantesque montagne trône, imposante, reine. Je tends la main pour la toucher, l’attraper, lui parler… Je pense très fort à ce que je veux lui dire…

Est ce que je peux te rejoindre, aller avec toi ?

Mon corps se soulève, mes talons se décollent du sol et je me tire vers le ciel. Avec lenteur, mes pointes de pieds elles aussi quittent la terre. Elle m’a entendue.. A chaque battement de mon coeur, à chacune de mes respirations, à chaque coup sur le tambour je m’hisse un peu plus.. Je vole la rejoindre…