L’arrêt d’autobus

Le ciel a revêtu son bleu clair des jours de fête et s’est paré de ses plus beaux nuages. Il a chassé le vent des hauteurs, accueilli le soleil qui lui avait tant manqué. Mais moi je suis coincée, sous mes habits d’hiver, sous mes habits de laine qui me protègent du froid, du vent. Je suis coincée sous cet abribus dont le sol est jonché de mégots, de chewing-gums gris, des douleurs de la ville. Il me semble que le vent s’acharne, qu’il aimerait bien retrouver sa liberté, faire encore voguer les nuages tout là haut. Mais les nuages, les nuages restent immobiles tout là haut et le vent s’entête, fait trembler, plier les vitres de l’abribus. Mais moi je suis coincée, sous mes habits d’hiver, sous mes habits de laine qui me protègent du froid, du vent. Mes cheveux flottent, veulent se libérer de l’élastique qui peine à les maintenir. Chaque rafale me déséquilibre et je manque plusieurs fois de tomber du banc de métal.

Plus tard, j’aimerais bien être un nuage, un beau nuage blanc et fier, qui noircit de colère ou se pare de rose au crépuscule. Un grand nuage, porté par les vents, qui regarderait les petites filles accrochées aux bancs de métal des abribus.

De l’inertie de la gelée

Je ne veux pas être inutile comme de la gelée.

Tu sais, la gelée, dès que tu y mets un coup il te semble qu’elle bouge, qu’elle va changer un petit peu. Ta cuillère a tapé un coup sec contre la matière translucide qui a fait un bond phénoménal, dans un sens puis dans l’autre. Et elle bouge, elle bouge et tu croirais qu’elle va se déplacer au moins de quelques millimètres.
Mais non, c’est raté, t’as tout faux. Déjà, ses mouvements se font moins amples, elle revient doucement vers sa forme initiale : quelques instants et il n’y paraît plus, c’est comme si ce changement passager n’avait jamais existé.
Il en faut, de la force, de la violence, de la volonté pour déplacer un simple bout de gelée en le poussant.

Et bien, je pense que dans une autre vie, pas mal de gens ont été de la gelée.
Et il leur reste des séquelles.

Termes de recherche (ou, les gens sont parfois étranges)

Bon, je me suis enfin décidée à me prendre en main et à vous présenter les termes de recherche qui ont mené au blog. C’est vrai que tout le monde a fait un peu ça alors je lui emboîte le pas – à tout le monde. Puis, il y a des choses rigolotes, souvent.

Jusque là tout est normal

something in ze rain / something in the rain / something in the rain blog / blog ecriture something in the rain

Google t’a compris, mais t’as eu quelques petits soucis

somethingintherain / something in the rzin / someting in ze rain / oomething in the rain / something in rhe rain / something inthe rain / smething in ze rain / something in ze raun / simething in the rain / someting in ze rain

somethingintherain.wordpress.com* / https://somethingintherain.wordpress.com
Bon, toi, il va falloir t’expliquer la différence entre barre de recherche et barre d’adresse…

Catégorie Tu ne voudrais pas faire mes devoirs à ma place ?

les mots les meilleurs sont ceux que nous cherchons en vain explication
C’est quand tu cherches des mots (les meilleurs, souvent), mais que tu les trouves pas, parce que justement c’est les meilleurs. CQFD.

réponse à la lettre a son professeur de arthur rimbaud / commentaire de lettre à un professeur de arthur rimbaud / faire une lettre réponse du professeur a arthur rimbaud
Je sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que cet article a été plus ou moins pompé. Fin j’sais pas, fin pt’être.

Tu as une question ? Mon blog y répond !

qui chante something in the rain
Pas moi, mais je veux bien essayer si tu veux !

que veut dire « détacher ses cheveux »
C’est quand tu enlèves l’attache qui les attachait. Derien.

poireau au frigo?
Je crois que mes parents les y mettent, oui.

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