[concours] 2 ans du blog et presque 10 000 vues : vous êtes à l’honneur !

Déjà deux ans.

Cela fait déjà deux ans que ce blog existe, que vous venez y lire mes petits textes, réagir, proposer de nouvelles idées, partager et aimer les mots, le sens qu’ils ont. En deux ans, le blog a attiré près de 10 000 lecteurs et le texte qui vous a fait le plus réagir a été mon petit protégé, mon petit préféré, Un peu de moi. Alors, pour tout cela, merci !

J’ai donc décidé d’organiser un petit concours d’écriture pour vous rendre ce que vous m’avez donné : utiliser la visibilité que j’ai grâce à ce blog pour promouvoir, mettre en avant de jolies plumes de tous âges et horizons. Ce que vous gagnerez ? Tout d’abord, des lecteurs, de la visibilité, un retour de la part du jury. Et aussi, un (ou des) cadeaux !

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Poésie en liberté : remise des prix 2013

Le 22 Novembre dernier se tenait à Paris, dans la salle des fêtes de la mairie du 4ème, la remise des prix du concours Poésie en Liberté. 

En tant que publiée dans le recueil, j’ai été invitée à la cérémonie : j’habite dans la banlieue parisienne, il eut été dommage de se priver d’une telle occasion ! La cérémonie débutait à 19h30, mais avec mon papa nous dûmes arriver une demie-heure avant : ce fut donc aux alentours de sept heures du soir que nous parvînmes à la mairie (deux verbes au passé simple dans une seule phrase : je vous fais travailler votre conjugaison aujourd’hui !). La salle des fêtes du 4ème est très jolie, ornée de peintures que j’aurais du mal à dater, très lumineuse et d’une taille vraiment adaptée à ce genre d’événement : nous n’étions ni perdus, ni à l’étroit. Mais il y avait du monde !

Photographies du site Poésie en Liberté

Au début, nous ne savions pas vraiment où nous installer : la salle était presque vide et, il faut l’avouer, j’étais un peu perdue et stressée, je ne me sentais pas vraiment à ma place. Il faut savoir que je suis publiée, et non lauréate ; sur 5000 textes du monde entier, moins d’une centaine ont été publiés, et parmi ceux-là un peu plus de la moitié ont reçu un prix, selon leurs catégories. Il faut savoir qu’il existe  plus d’une dizaine de catégories, récompensant à chaque fois plus d’un poème. Par exemple, le Prix des Lycées français récompense trois élèves de Seconde, trois élèves de Première et trois élèves de Terminale. Le nombre de prix s’élève à 65, pour trois places dans ma catégorie (Lycée général, classe de Première). Je n’ai donc pas fait partie des trois premiers, mais de l’anthologie, rejoignant ainsi une petite trentaine d’autres publiés qui n’avaient pas trouver à se caser dans le classement final. D’où ce problème de légitimité : nous n’étions que deux publiés présents, les autres habitaient trop loin pour se déplacer uniquement pour la soirée, et seuls les premiers prix avaient eu leur voyage payé par les organisateurs du concours. Autour de moi on parlait de prix, de classements, de journée à Paris ; alors, je me suis assise du côté des lauréats et j’ai attendu le début de la cérémonie.

A droite de la photo, les lauréats, à gauche, les officiels, au fond, les familles, amis, visiteurs…

Photographies du site Poésie en Liberté

La remise des prix a duré trois heures : les discours des partenaires du concours alternaient avec la proclamation des différents prix, les lectures des poèmes des lauréats avec des poèmes et des chansons d’artistes. C’était la première fois que j’assistais à une telle cérémonie, ce fut l’occasion pour moi de découvrir que certaines personnes maîtrisaient plus ou moins bien l’art de faire des discours pour ne pas dire tant de choses que ça, d’assister pour la première fois à des lectures de poèmes, que ce soit par le poète lui-même ou par des acteurs ; ce fût, sans conteste, une belle soirée.

Photographies du site Poésie en Liberté

Parmi les artistes : deux m’ont particulièrement touchée. Le premier à passer fut Kim Léou, un jeune homme qui a jonglé avec les mots et leurs sens, leurs sonorités ; ses rimes faisaient sourire et on se perdait dans la musique de l’instrument et de sa voix. Ce fut un très beau moment, j’en fis part à mon voisin de droite, qui me répondit, mi-blasé mi-amusé : « C’est du Kim« .
Je ne lui ai pas trouvé de site ou de page, si jamais vous lui en connaissez une, n’hésitez pas à le signaler que je puisse l’ajouter.

Photographies du site Poésie en Liberté

Un peu plus tard dans la soirée, ce fut au tour de Margaux Guilleton et de Hugo Vellenne de se produire devant nous accompagnés de quelques chansons. Un joli moment, un peu coupé du monde et du bruit extérieur, on avait l’impression d’être seuls avec eux, eux qui respiraient l’amour. Si jamais vous avez l’occasion de les croiser, s’ils chantent ailleurs et que vous êtes dans les parages : allez-y sans hésitation !

Nous voici tous sur la page d’accueil du site de Poésie en Liberté !

Cette soirée fut pleine de poésie, même si dans certains discours on sentait la nécessité de parler pour affirmer une présence, plutôt que pour appuyer la richesse d’un tel moment ; mais ils ne prirent qu’une partie infime de ces trois heures.

Grâce à la cérémonie, j’ai pu faire de belles rencontres et j’espère bien rester en contact avec ces personnes rencontrées, afin de ne jamais cesser de voir la beauté du monde, et toute la poésie qu’il contient !

Photographies du site

Photographies du site Poésie en Liberté

Poésie en liberté est un concours via internet. Tout jeune en formation de 15 à 25 ans, quel que soit son pays ou son parcours, peut y participer gratuitement.

Aujourd’hui le numérique est courant, voire banal. Le livre qui hier encore était totalement hégémonique devient furtif ! Poésie en liberté aurait pu en rester au numérique, publication des poèmes primés incluse.

Le pari n’est pas celui du « tout numérique » : il est aussi celui du grand avenir que le livre papier conservera. Chaque année, Poésie en liberté éditeun recueil qui contient les poèmes des lauréats et une cinquantaine d’autres poèmes retenus par le Jury selon un classement méthodique.

Poésie en liberté recherche le partenariat d’éditeurs de poésie et incite à rencontrer les poètes d’aujourd’hui et de jadis par le livre. Le livre est en lui-même une oeuvre d’art !

Je tenais également à remercier Yen Kuan pour toute l’organisation relative au concours : merci de m’avoir conviée à cette belle soirée !

Comming-out

J’écris un livre.

Voilà, c’est dit, enfin, c’est écrit. Cela explique peut-être un manque d’activité de ma part ces deux derniers mois. Cela ne va pas être facile, il va falloir du courage, beaucoup de courage et du travail. Ce ne sera pas un best-seller, un chef d’oeuvre ou même une oeuvre tout court. Ce sera mon livre, celui que j’aurai écrit pour moi, le premier. Ma vraie première fois, si j’y arrive.

Voilà, c’est fait, c’est dit, ne vous attendez pas à une profusion de textes ces mois-ci. Sûrement quelques uns, tout de même, mais pas autant qu’avant.

Alors, merci d’être passé et à bientôt,

Margot ♥

Défi #3 Le maniaque de la sauvegarde

Quand il rentra, le paquet l’attendait sur la table. Il l’ouvrit et ce qu’il vit le remplit d’effroi…

          Il le referma, vérifiant que son nom était bien inscrit dessus. Il l’était parfaitement, juste dans la case destinée, soigneusement tracé à la plume. Il fut parcouru d’un frisson : cette écriture lui était familière. Ses doigts tremblants repassèrent avec peur les lignes d’encre noire, et il comprit.

          Durant sa jeunesse, il avait passé plusieurs années de débauche aux États-Unis, pariant, fréquentant de nombreuses jeunes filles, vendant des substances pas vraiment légales. Celui qui l’avait aidé à se faire un nom dans le milieu s’appelait Oscar, c’était également lui le patron. Tous ses ennemis, ses anciens collaborateurs, ou même ceux qu’il prenait en grippe disparaissaient dans des circonstances douteuses. Et tous le savaient. Un jour il y avait eu une affaire un peu louche, un trafic plus gros que d’habitude. Discrètement, il avait réussi à le rouler, des quelques milliers seulement. Il avait pensé qu’il ne s’en apercevrait jamais.
Mais Oscar tenait ses comptes, très précisément, dans un petit carnet rouge.

          Et il était là, posé sur la table.