Le départ

Tu sais, on l’a promis, on se reverra.
La fin, ça arrive d’un coup, tu ne l’as pas sentie venir et elle est déjà là, elle t’attend là-bas, au bout du chemin. Elle t’a sauté dessus alors que tu commençais à peine à peindre tous ces visages dans ton cœur. Il y en avait des visages, de toutes les nuances du monde, de toutes les humeurs de la terre. Mais déjà il faut les remplacer, les mettre de côté pour retourner avec ton quotidien. Mais il n’effacera pas ces regards. Pas ceux-là.
Alors oui, ça tord le cœur et ça inonde ton visage, mais tu sais que tu as vécu. Durant ces quelques poignées d’heures, tu as vécu comme personne avant toi, tu as vécu de ces regards, de ces sourires et de ces mots que l’on t’offrait. Tu as découvert tant d’humains -tant d’humain.
Alors oui, ta voix tremble de ne pas trouver de mots à la hauteur, ton corps se tend de peur de rater cette dernière étreinte. Et ton regard cherche à capturer les derniers fragments de bonheur qui te glissent entre les doigts. Saisis-les et enfuis-toi avec, cache-les dans un vieux coffre en bois à l’abri au creux de tes mains. Lorsque le monde te semblera fade tu iras t’y perdre, tu nous retrouveras comme si nous venions de nous quitter et nous irons rire de ceux qui pensent que la vie est sérieuse.
Tu sais, on se reverra.

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[concours] 2 ans du blog et presque 10 000 vues : vous êtes à l’honneur !

Déjà deux ans.

Cela fait déjà deux ans que ce blog existe, que vous venez y lire mes petits textes, réagir, proposer de nouvelles idées, partager et aimer les mots, le sens qu’ils ont. En deux ans, le blog a attiré près de 10 000 lecteurs et le texte qui vous a fait le plus réagir a été mon petit protégé, mon petit préféré, Un peu de moi. Alors, pour tout cela, merci !

J’ai donc décidé d’organiser un petit concours d’écriture pour vous rendre ce que vous m’avez donné : utiliser la visibilité que j’ai grâce à ce blog pour promouvoir, mettre en avant de jolies plumes de tous âges et horizons. Ce que vous gagnerez ? Tout d’abord, des lecteurs, de la visibilité, un retour de la part du jury. Et aussi, un (ou des) cadeaux !

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Résultats du concours

Aujourd’hui, pas de texte, mais comme je vous l’avait dit, les résultats du concours !

Tout d’abord, je tiens à remercier les neuf participantes, exclusivement féminines, qui ont écrit sur un thème très important : les différences. Merci aussi à tous ceux qui ont pris la peine de lire leurs textes, et de voter pour celui qu’ils préféraient !

Je ne vous fait pas plus patienter, le texte retenu par les lecteurs est celui d’Anna C. , que voici :

Nous avons tous une différence..

Tout s’est amorcé ce soir là. C’est durant cette soirée que je suis devenue différente. C’est cette tragédie qui m’a fait chuter dans les ténèbres. Ce soir là, tout était si lumineux et éblouissant; pour moi qui n’avais jamais vécu que dans l’ombre. Quand je t’ai discerné, étendu sur ce sol âpre et glacial.. Toutes ces gouttes, qui ruisselaient de ton corps, de simples trainées de sang, comme des petits ruban rouges, des petits sentiers vers plus rien.. J’étais si effrayée, mon amour, devant ton corps tout meurtris et écorché. Qu’était-ce ? Qu’est ce que je ressentais? Était-ce de l’amour ou bien de simples palpitations? Je me souviens de si peu, pourtant, ces réminiscences me hantent chaque nuit un peu plus. Et toi, durant mon sommeil, profitant de mon repos, tu t’invites dans mes rêves pour me rappeler ton souvenir aussi soyeux que sucré. Mais tu ne fais que brûler mes songes; je ne suis pas bien jolie depuis que le spectre de ton esprit me tourne froidement le dos.. Chaque jour je dissimule un peu plus mon désarroi. Je suis si tourmentée. Je n’en peux plus. C’est depuis cela que je suis différente.

Cette société se révèle a présent comme une mélodieuse hallucination; une sauvage illusion qui semblerait se mêler aux fantasmes et croyances dans une inflexible confusion.
Ce n’est pourtant qu’un leurre. La réalité est bien plus âcre et impérieuse. Ce calvaire est aussi vaste qu’intense. Il m’entraîne chaque jour un peu plus vers cet Eden funèbre. Oui Eden car tu t’y trouves, funèbre car la mort m’attends. Ce n’est quand te rejoignant que j’atteindrais l’ataraxie; et ça je l’ai bien compris. Mon bonheur sera funeste, mais il sera réel à tes côtés. A bientôt, mon amour.

Ma différence est que je suis aliénée dans ce monde de fou. Et vous?

Mais il y avait deux chances de gagner : je choisis également un texte ! J’ai eu beaucoup de mal à choisir, et celui qui m’a le plus touché est celui de Claude M. Il est simple et dit des choses sans en rajouter :

Du plus loin que je me souvienne, il fallait faire la différence.
« On ne mélange pas les torchons et les serviettes » entendait-on à longueur de journée au pensionnat.
Les unes apprendraient la littérature, les arts et le protocole.
Les autres auraient la charge du quotidien. À quoi bon les laisser perdre du temps sur des livres ou des harpes ? À elles les simples dans le jardin carré, le feu sous la broche et la laine à filer.
Nous apprenions très tôt à faire la différence parmi nos aînées, entre les unes et les autres. Si par erreur nous les confondions, une remarque cinglante nous rappelait l’ordre des choses. Chacune revendiquait sa différence avec une telle fierté …
Le grand choix se faisait après la première année, temps de tous les espoirs et de toutes les craintes.
Combien de fois avons-nous scruté les rangs des nouvelles arrivantes et joué aux différences pour deviner leur destin ? Avec ses deux castes, le pensionnat attirait toutes les enfants de la région, pour perpétuer la tradition de leurs aïeules, marquer un peu plus leurs particularités. Puis les renvoyer dans le monde, tenir le rang qui leur avait été assigné.

C’était avant.

Maintenant, tout est à reconstruire.
Nous avons fouillé ensemble les décombres, pleuré des amies, sauvé des inconnues, partagé nos abris, notre pitance. Nos loques sont toutes semblables. Nous sommes si proches. Nous ne ferons plus jamais de différence.

Avis aux deux gagnantes : si vous avez un blog ou une page facebook, communiquez la moi par mail pour que je l’affiche.
Et pour toutes les autres, si vous voulez un avis détaillé sur votre texte, renvoyez moi un mail avec votre nom, je me ferai une joie de vous donner de nombreux conseils !

Prix Clara

En fouillant un peu sur la webosphère, je suis tombée sur un concours qui m’a paru intéressant

Le prix Clara

Qu’est-ce ?

Ce prix a été créé en 2006, en mémoire d’une adolescente, Clara, décédé à l’âge de treize ans des suites d’une malformation cardiaque. Depuis bientôt six ans, il réunit un jury composé de douze personnes du monde de l’édition et de la littérature, présidé par Erik Orsenna. Chaque année ils reçoivent plusieurs centaines de textes, et en retiennent quelques uns dans le but de publier un recueil. Pour vous donner une idée, en 2007, le jury a reçu 600 textes et il y a eu 6 lauréats. (1%, je sais, mais ne vous découragez pas tout de suite nonmého !)

Donc on gagne des sous ?

Citation:
Les bénéfices de la vente du livre seront versés à l’Association pour la recherche en cardiologie de l’hôpital Necker-Enfants malades (ARCFA)

Néanmoins, votre nouvelle sera publiée aux éditions Héloïse d’Ormesson, et vous serez conviés une journée à Paris (les photos montrent une salle pas mal du tout !) pour la remise des prix et des rencontres. Vous serez peut être également repéré par des éditeurs, des écrivains… C’est donc un beau tremplin (et écrire doit rester un plaisir, ne soyez pas cupides) !

Mais comment qu’on fait ?

Pour participer, il faut tout d’abord écrire une nouvelle (oui, je sais, c’est un peu dur mais on n’a rien sans rien). Cette nouvelle devra être en français, composée de 5 à 70 pages (7500 à 105 000 signes, à vous de gérer votre pagination) et vous devrez en être l’unique auteur incontesté (pas de textes écrits à plusieurs et pas de plagiat vous serez mignons !). Il n’y a aucun thème imposé -donc thème libre-, et peuvent participer tous auteurs francophones âgés de moins de dix-huit ans au 28 septembre 2012. Il vous faudra joindre une déclaration sur l’honneur que c’est bien vous qui avez écrit tout ça, parce que sinon ça va pas !
Quand vous avez votre nouvelle et qu’elle respecte ces conditions (que vous les respectez aussi bien entendu), vous pouvez l’envoyer. Ce concours est ouvert jusqu’au 11 mai 2012. Deux solutions s’offrent à vous:

– si vous faites confiance à la poste, par voie postale à l’adresse suivante :
Editions Héloïse d’Ormesson / Prix Clara
3 rue Rollin
75005 Paris

– si vous ne faites pas confiance à la poste, par e-mail à prixclara@editions-heloisedormesson.com

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Voici donc la raison pour laquelle il n’y a pas beaucoup de chances que de nouveaux articles soient publiés avant une dizaine de jours. J’espère vraiment réussir à fournir un travail de qualité, agréable à lire, et ayant au moins une petite chance face à tous les autres. La compétition s’annonce rude !

Si vous n’avez pas le courage d’écrire plusieurs pages en dix jours, il vous reste toujours le concours de mon blog !