Défi #2 Claude

Photo envoyée par Claude

Un avion pour le moins étrange...

« Tu penses qu’il va décoller ?
– Je l’espère. C’est notre seule chance. »

Derrière un buisson, les deux ombres sont immobiles, indécelables dans l’obscurité.

« Pourquoi ils ont pas pris un avion plus récent ?
– Tous sous clé. C’est le seul qu’ils ont réussi à dégoter, dans un vieux hangar au fond de la base. »

L’avion se présente en bout de piste et tourne une dernière fois pour se mettre dans l’axe, poussé par plusieurs hommes. Puis ils remontent tous dans l’appareil, sans un bruit.

 » ‘Tention, ils vont démarrer le moteur. Ce sera à nous d’intervenir si les gardes sortent. »

A l’intérieur de l’avion le pilote actionne la manette des gaz. Son visage est crispé, son geste anxieux.
Dehors, les deux ombres sursautent quand les premiers tressautements se font entendre. Les hélices hésitent, et se mettent enfin à tourner à pleine vitesse. Les freins sont ôtés, et le colosse s’élance à l’assaut des quelques kilomètres de goudron. Il roule, de plus en plus vite. Des lumières s’allument dans les bâtiments. Le moteur, poussé à bout, gronde. Des voix, furieuses, hurlent. L’avion se cabre.

« Allez, décolle, décolle !
– Mais pourquoi il décolle pas ?! »

Comme s’il les avait entendu, l’appareil fait un ultime effort, et son train arrière se détache péniblement du sol. Un peu plus loin sur la base, des portes claquent. Il s’élève peu à peu dans le ciel. Des pas martèlent le sol, et on entend des coups de feu. Caché par un nuage, les fugitifs disparaissent…

« On a réussi, c’est bon !
– Maintenant, on s’tire, on s’tire ! »

Deux ombres détallent, et disparaissent dans la lande.

Publicités

Into the fire

Cette fois tout vient d’une chanson: Thirteen senses avec Into the fire.

Donne moi ta main. Donne moi ta main et envole toi. Viens avec moi. Ce n’est pas ta vie ça, ce n’est pas ce que tu voulais. Toute cette fatigue, ces cris, ces pleurs, ces maux. As-tu déjà rêvé de souffrir, c’était vraiment ton but ? Alors envole toi, lâche tout, crie hurle. Pars. Enfuis toi. Met tes mains autour de ma taille, accroche-toi, serre-moi fort et laisse toi porter, laisse toi bercer. Oui, après il faudra redescendre, il faudra revenir, se quitter de nouveau, mais pour l’instant cela n’a pas d’importance. Non, n’y pense pas, ne laisse pas la tristesse envahir ton corps et les larmes noyer tes yeux. Pense à moi, pense à nous. Reste avec moi. A jamais.