Lauréat du blog Something in ze Rain

Et voici, aujourd’hui, le lauréat du blog, choisi par mes soins !

Bonjour ! Peux-tu te présenter pour les lecteurs du blog ?
Bonjour à toutes et tous, Dominique Zédet, habitant Sartrouville dans les Yvelines, ancien athlète de compétition puis entraineur (bénévole), je suis entrepreneur électricien. Ni littéraire, ni écrivain, ni enclin à la poésie, je tombe par hasard dans celle-ci grâce aux 1ères joutes poétiques du Bâtiment et des Travaux Publics (la compétition me manque alors pourquoi ne pas tenter ma chance avec la tête après les jambes).

Quel est ton rapport à l’écriture ? Tes motivations ?
J’enchaine (après avoir reçu de nombreux conseils) les concours (ma première motivation). Très vite, je deviens un ardent défenseur de la langue française et de la poésie en particulier (ma deuxième motivation qui a rattrapé la première). Je participe au 1er Printemps des Poètes à Paris en lisant mes poèmes dans les rues et les cafés. Puis je créée le Printemps des poètes à Sartrouville à travers un concours ouvert à tous et gratuit (chacun doit pouvoir écrire sans débourser). A mon tour, je conseille les poètes de tous âges. J’anime plusieurs manifestations dans ma ville en faisant écrire adultes et enfants (fêtes de quartier, salon du livre,…). Je réunis quelques poètes et vendons quelques uns de nos écrits au profit du téléthon. J’interviens à temps partiel dans une bibliothèque pour enfants défavorisés. Porté sur la poésie classique, le manque de temps m’incite à écrire du libre. Mes sujets sont très divers allant de l’imaginaire au vécu et me considère plutôt comme un « humaniste ». Les concours me permettent de rencontrer d’autres passionnés d’écriture. Lire la suite

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Lauréat des lecteurs du blog

Vous avez voté sur le blog du concours, et vous l’avez choisi : voici le premier lauréat !

Bonjour ! Peux-tu te présenter pour les lecteurs du blog ? Je m’appelle Rodolphe Bretin, j’ai dix-huit ans et je vis en Loire Atlantique. J’écris depuis deux ans, plus qu’une passion; c’est un besoin.

Quel est ton rapport à l’écriture ? Tes motivations ? L’écriture est un véritable moyen pour moi de me libérer, cela me permet de laisser libre court à mon imagination et de me sentir bien.

As-tu des projets particuliers en ce moment ? J’ai deux projets, notamment celui d’écrire un livre. Ce qui n’est pas si facile que cela car c’est assez long. Et mon second projet est de publier un recueil puis pourquoi pas mon livre plus tard.

Peut-on te suivre sur un blog ou des réseaux sociaux ? Oui je possède une page facebook.

Un mot pour la fin ? Merci de m’avoir lu et de m’avoir offert ce prix car j’en suis très heureux, cela m’a donné un peu plus confiance en moi pour continuer l’écriture et pourquoi pas réaliser mon rêve de devenir un véritable auteur.

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Une fraction de seconde

 

Ce soir je pars,

Il est temps de mettre un terme à tout cela et de rêver à d’autres horizons. Au bord du vide, je me laisse porter par le souffle du vent et écris pour me libérer des chaînes qui me relient à toi. Je suis jeune et pourtant, j’ai déjà beaucoup vécu. Vois-tu, c’est comme si le dégoût avait pris possession de mon être depuis ce fameux moment où pour la première fois, tu as osé porter la main sur mon visage. À cet instant précis, ma fierté en a prit un coup et malgré tes mots doux, je n’ai pu m’en remettre et faire abstraction de cet événement. Il n’y a plus eu d’attirance dans tes yeux, plus de joie ni de gaieté, mais uniquement une infinie agressivité. Je n’avais jamais perçu cela dans le regard d’un homme. En une seconde, ta véritable personnalité s’était volatilisée pour laisser place à un démon dénué de sens moral et de réflexion Lire la suite

[Votez !] 2 ans du blog et presque 10 000 vues : vous êtes à l’honneur !

Le concours des deux ans du blog est terminé ! Maintenant, c’est à vous de jour. Oui, c’est vous qui allez décerner l’un des quatre prix du concours : celui des lecteurs du blog. Dès ce matin, et jusqu’au 7 Mai, vous aurez la parole pour défendre les textes qui vous plaisent. Tout est expliqué ici !

Bonne lecture, et merci de faire partie de cette aventure !

L’arrêt d’autobus

Le ciel a revêtu son bleu clair des jours de fête et s’est paré de ses plus beaux nuages. Il a chassé le vent des hauteurs, accueilli le soleil qui lui avait tant manqué. Mais moi je suis coincée, sous mes habits d’hiver, sous mes habits de laine qui me protègent du froid, du vent. Je suis coincée sous cet abribus dont le sol est jonché de mégots, de chewing-gums gris, des douleurs de la ville. Il me semble que le vent s’acharne, qu’il aimerait bien retrouver sa liberté, faire encore voguer les nuages tout là haut. Mais les nuages, les nuages restent immobiles tout là haut et le vent s’entête, fait trembler, plier les vitres de l’abribus. Mais moi je suis coincée, sous mes habits d’hiver, sous mes habits de laine qui me protègent du froid, du vent. Mes cheveux flottent, veulent se libérer de l’élastique qui peine à les maintenir. Chaque rafale me déséquilibre et je manque plusieurs fois de tomber du banc de métal.

Plus tard, j’aimerais bien être un nuage, un beau nuage blanc et fier, qui noircit de colère ou se pare de rose au crépuscule. Un grand nuage, porté par les vents, qui regarderait les petites filles accrochées aux bancs de métal des abribus.

De l’inertie de la gelée

Je ne veux pas être inutile comme de la gelée.

Tu sais, la gelée, dès que tu y mets un coup il te semble qu’elle bouge, qu’elle va changer un petit peu. Ta cuillère a tapé un coup sec contre la matière translucide qui a fait un bond phénoménal, dans un sens puis dans l’autre. Et elle bouge, elle bouge et tu croirais qu’elle va se déplacer au moins de quelques millimètres.
Mais non, c’est raté, t’as tout faux. Déjà, ses mouvements se font moins amples, elle revient doucement vers sa forme initiale : quelques instants et il n’y paraît plus, c’est comme si ce changement passager n’avait jamais existé.
Il en faut, de la force, de la violence, de la volonté pour déplacer un simple bout de gelée en le poussant.

Et bien, je pense que dans une autre vie, pas mal de gens ont été de la gelée.
Et il leur reste des séquelles.

[concours] 2 ans du blog et presque 10 000 vues : vous êtes à l’honneur !

Déjà deux ans.

Cela fait déjà deux ans que ce blog existe, que vous venez y lire mes petits textes, réagir, proposer de nouvelles idées, partager et aimer les mots, le sens qu’ils ont. En deux ans, le blog a attiré près de 10 000 lecteurs et le texte qui vous a fait le plus réagir a été mon petit protégé, mon petit préféré, Un peu de moi. Alors, pour tout cela, merci !

J’ai donc décidé d’organiser un petit concours d’écriture pour vous rendre ce que vous m’avez donné : utiliser la visibilité que j’ai grâce à ce blog pour promouvoir, mettre en avant de jolies plumes de tous âges et horizons. Ce que vous gagnerez ? Tout d’abord, des lecteurs, de la visibilité, un retour de la part du jury. Et aussi, un (ou des) cadeaux !

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Le contrôleur

En ces vacances d’hiver, je vous souhaite de joyeuses fêtes -celles que vous voulez- et de passer de beaux moments avec ceux que vous aimez. Ici, un petit texte inspiré par un contrôleur, lors d’un de mes nombreux voyages en train.

« Bonsoir, prenez-vous une correspondance à Paris ? C’est votre destination finale ? »

Armé d’un bloc-note et d’un stylo, l’homme en uniforme de contrôleur passe au voyageur suivant. Il a à peine écouté la réponse, ignoré les questions : il faut se dépêcher.

« Bonsoir, prenez-vous une correspondance à Paris ? C’est votre destination finale ? »

Il note des noms, caresse d’encre bleue le papier presque blanc ; son stylo à bille dessine rapidement des lettres, tel celui d’un médecin rédigeant des ordonnances. On peine à le lire.

« Bonsoir, prenez-vous une correspondance à Paris ? C’est votre destination finale ? »

Le trait se fait plus nerveux : le train est en retard, en retard, en retard. Cinq minutes, puis dix, vingt, trente, tout s’accumule et la pression monte, les passagers se tendent, le contrôleur ramasse.

« Bonsoir, prenez-vous une correspondance à Paris ? C’est votre destination finale ? »

Il faut appeler, noter, consigner, retarder, réserver, annuler, attraper, décommander, négocier, demander, supplier, s’arranger, accepter…

« Bonsoir, prenez-vous une correspondance à Paris ? C’est votre destination finale ? »

Entre deux voitures du train à grande vitesse, il ajuste sa casquette d’un coup sec avant d’aller interroger d’autres passagers. Il n’a pas de temps à perdre, hors de question de s’accorder une pause, il y a bien trop de choses en jeu.

« Bonsoir… »

Mais derrière lui la porte de la voiture s’ouvre et on le tire doucement par la manche et il se retourne ; sans se laisser démonter il poursuit sa quête auprès des deux infirmières qui lui font face.

« Bonsoir, prenez-vous une correspondance à Paris ? C’est votre destination finale ? »

Très calmes, elles l’emmènent à l’écart sous le regard chagriné de deux autres contrôleurs : « Pauvre Maurice, ça fait deux mois qu’il est en arrêt maladie, mais il revient presque tous les jours. Tu te souviens le Nice-Paris qui avait eu 58 heures de retard ? C’était lui, et je crois bien que c’est cela qui l’a marqué. Il ne sera plus jamais le même… » Un dernier regard à leur collègue et les deux hommes s’en vont afin de terminer le contrôle des billets de la liaison Bordeaux-Bergerac.