Lauréat des lecteurs du blog

Vous avez voté sur le blog du concours, et vous l’avez choisi : voici le premier lauréat !

Bonjour ! Peux-tu te présenter pour les lecteurs du blog ? Je m’appelle Rodolphe Bretin, j’ai dix-huit ans et je vis en Loire Atlantique. J’écris depuis deux ans, plus qu’une passion; c’est un besoin.

Quel est ton rapport à l’écriture ? Tes motivations ? L’écriture est un véritable moyen pour moi de me libérer, cela me permet de laisser libre court à mon imagination et de me sentir bien.

As-tu des projets particuliers en ce moment ? J’ai deux projets, notamment celui d’écrire un livre. Ce qui n’est pas si facile que cela car c’est assez long. Et mon second projet est de publier un recueil puis pourquoi pas mon livre plus tard.

Peut-on te suivre sur un blog ou des réseaux sociaux ? Oui je possède une page facebook.

Un mot pour la fin ? Merci de m’avoir lu et de m’avoir offert ce prix car j’en suis très heureux, cela m’a donné un peu plus confiance en moi pour continuer l’écriture et pourquoi pas réaliser mon rêve de devenir un véritable auteur.

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Une fraction de seconde

 

Ce soir je pars,

Il est temps de mettre un terme à tout cela et de rêver à d’autres horizons. Au bord du vide, je me laisse porter par le souffle du vent et écris pour me libérer des chaînes qui me relient à toi. Je suis jeune et pourtant, j’ai déjà beaucoup vécu. Vois-tu, c’est comme si le dégoût avait pris possession de mon être depuis ce fameux moment où pour la première fois, tu as osé porter la main sur mon visage. À cet instant précis, ma fierté en a prit un coup et malgré tes mots doux, je n’ai pu m’en remettre et faire abstraction de cet événement. Il n’y a plus eu d’attirance dans tes yeux, plus de joie ni de gaieté, mais uniquement une infinie agressivité. Je n’avais jamais perçu cela dans le regard d’un homme. En une seconde, ta véritable personnalité s’était volatilisée pour laisser place à un démon dénué de sens moral et de réflexion

La femme n’est pas un jouet ni un objet, c’est un être humain que l’on se doit de respecter. Personne ne peut être parfait. La nature humaine elle-même n’est pas idéale, et puis chaque individu sur cette Terre possède sa philosophie et ses envies. Pourtant, je n’aurai jamais cru qu’un soupçon de violence et de rage aussi fort pouvait résider au fond de toi. Souvent au fil de notre existence, nous accordons notre confiance aux mauvaises personnes. On se laisse attirer par leur manière d’agir, par leurs paroles. Puis l’on se rend compte que cela n’était que de simples numéros pour nous amadouer et profiter de notre sensibilité. Parfois, les autres exploitent nos faiblesses afin de nous duper et de faire de nous leurs pantins. C’est d’ailleurs en grandissant que l’on comprend que cet univers n’est ni parfait ni joyeux ,malgré ce qu’il laisse entrevoir .

Cependant, je n’aurais jamais songé au fait que tu puisses dénigrer tous tes principes et me frapper. Certes, cela aurait pu se traduire comme une simple erreur, pourtant, tu as récidivé à mainte reprise. L’amour m’a rendu aveugle et je n’ai su que faire. J’ai essayé de te repousser, d’apaiser ta colère, mais cela n’a fait qu’engranger de la rage. Voilà aujourd’hui quatre ans jour pour jour que nous formons un couple, une sorte d’union qui devait être bon pour nous. De nombreuses personnes rêvent de cela, afin d’avoir quelqu’un sur qui compter et se reposer en cas de besoin. Mais moi ce n’est plus qu’une utopie, tout ce qu’il pouvait y avoir de bien dans un couple s’est envolé au fil du temps. Adieu la complicité, adieu la gaieté pour faire place à un quotidien sordide et dangereux pour ma santé. Mon corps est abîmé, mais mon esprit est encore plus touché. Je croyais en toi, je percevais un avenir parfait et radieux avec des enfants à nos côtés. Tout comme l’avenir ne peut être défini, ma vie en une fraction de seconde a basculé.

En ce jour qui aurait dû être mémorable, je laisse couler mes dernières larmes, tout en sentant ma cage thoracique se comprimer. Je ressens la souffrance, mais je laisse tout de même ces gouttes perler sur mes joues. J’ai du mal à poser ces mots sur ce piètre bout de papier et pourtant je m’efforce de le faire afin que quiconque trouve cela , puisse te dénoncer aux autorités. Je n’ai pas eu le courage d’agir et j’espère bien que personne d’autre n’aura à subir ta violence. Si l’on me lit jusqu’ici, c’est que pour échapper aux affronts de ce monde, j’ai sauté dans le vide. Et que dans ma chute, j’aurai espéré meilleur au royaume des cieux jusqu’à mon dernier souffle.

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