Averse

La pluie tombe.

Elle martèle le sol de ses petits pas, rebondit, scintille en plusieurs éclats dès qu’elle touche terre. La pluie est plusieurs, multiple. Elle est milliers de gouttes s’écrasant sur le béton des rues, ruisselant, et se perdant dans les profondeurs de la ville. Elle est ruisseaux, rivières et fleuves, se mêlant, s’entremêlant ; rubans bleus dans le monde gris. Elle est aussi odeur, de macadam humide et d’herbe frémissante, pliée et caressée. Elle est arc-en-ciel quand le soleil sort de son royaume, un court instant elle brille et colorie le ciel ; tonnerre de nuances. Elle peut être violente, déchirer le paysage et creuser des cicatrices dans le sol malmené. Sa musique est hypnotisante, irrégulière mais presque prévisible : elle bat le rythme de la vie, qui sans elle ne serait pas.

La pluie, tombe.

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2 réflexions sur “Averse

  1. Que dire de la vie, des rythmes, des sons qui naissent à la lecture ? On se retrouve sous la pluie, assommés, trempés par la pluie ainsi invoquée. Superbe.

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