Le retour

Une personne détestable.

Tu vois, tu reviens. Je savais que ça finirait comme ça.

Tu as maigri -pas minci, maigri. Tes joues sont creuses, grisâtres, comme si on t’avait lavée trop de fois : tu as perdu tes jolies couleurs. Tes cheveux aussi ont souffert, ils sont d’un jaune sale, asséchés par le vent de tes paroles vides. Dans tes yeux, il n’y a plus cette éclat de faim, de besoin d’humilier. Tu as changé.

Tu n’as plus cette façon si droite de marcher, tu ne lèves plus le visage aussi haut quand tu me parles. Tu ne baisses plus non plus les yeux d’un air hautain, quand je te réponds : ton visage a perdu toute trace de mépris. J’aurais presque pitié.

Tu te souviens, avant, quand tu m’écoutais à peine, que tu te désintéressais de moi dès que je t’avais été utile ? C’était drôle, pour toi, peut-être. Mais pour moi, dans mon cœur, tu n’avais aucune place : tu ne m’importais pas, je n’attendais rien de toi. Simple politesse que furent mes courts échanges avec toi, tant tu me dégoûtais de ton attitude supérieure.

Et là, tu viens vers moi. Les gens qui t’entouraient ont dû deviner. Ils ont dû s’apercevoir, au bout d’un certain temps, tout comme je m’en étais aperçue, que sous ton apparence innocente, tu cachais de la méchanceté, et de la jalousie. Ils ont dû partir. Toi, tu reviens.

Et cette fois-ci, je ne marcherai pas.

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